dimanche 7 novembre 2010

suite chapitre 10...c'est Dimanche

On était vendredi soir et elles devaient se rendre dans un de ses nombreux bars où les employés toutes classes sociales confondues allaient se « pochtronner », tenter de rencontrer l’âme sœur pour terminer une semaine de dur labeur faite d’un morne quotidien. Si elle sortait, Anua chercherait, elle aussi à oublier son quotidien de ces dernières semaines. Sauf que maintenant, cela était I-M-P-O-S-S-I-B-L-E ! Une vie et pas n’importe laquelle, celle de son père, en dépendait. Anua avait comme un marteau-piqueur qui lui transperçait le cortex.

La jeune femme, son téléphone comme soudée à la main, avait complètement oublié cette soirée. Elle dit à Billie qu’elle ne se sentait pas d’attaque. Après un bon moment de vaines discutions, son amie parut sur le point de renoncer. Mais au moment de raccrocher, Billie, qui connaissait son amie par cœur et qui n’était jamais prête à renoncer, sentie que quelque chose ne tournait pas rond et dit :
- Ok. Ok J’ai compris petite lâcheuse ! Tu veux rester seule.
Anua n’eut même pas le temps de souffler de soulagement que son amie ajouta :
- Et ben non ! Pas question de t’en tirer aussi facilement, ma p’tite ! Je suis là dans une demi-heure ! Bisous, satanée coquine ! Et prépare-toi à la fiesta de ta vie, parole de Billie ! Sur ces mots, elle raccrocha.

Il était dix-neuf heures dix et on devait la joindre dans les quarante minutes et sa meilleure amie allait débarquer, mettant en danger la vie de son père.
Anua se sentie glisser dans un puits sans fond. Elle s’affala sur son canapé et éclata en pleurs, ne pouvant retenir plus longtemps ses larmes. Pour une fois la pression et l’inquiétude avaient pris le pas sur son caractère en acier trempé. Oui ! Pour une fois « miss-je-mène-ma-barque-comme-je-veux » devait descendre une rivière qu’elle n’avait pas choisie. Une rivière qui était particulièrement dangereuse !  Cela était trop nouveau pour elle pour qu’elle y résiste nerveusement.

samedi 6 novembre 2010

Chapitre 10, suite

Elle réfléchissait à ce qu’elle allait bien pouvoir en faire. Elle restait sur sa faim, se sentant complètement perdue. Anua relut le message encore une fois :
« Mademoiselle Petersen, félicitation pour votre discrétion ! Vous allez vous rendre à votre domicile et attendre. Nous vous contacterons d’ici ce soir, vingt heures. Habillez-vous en noir et attendez les prochaines instructions. Continuez comme cela et vous retrouverez votre père rapidement. Ne tentez rien de stupide. Nous vous surveillons en permanence. Comprenez bien que nous sommes prêts à tout pour arriver à nos fins ».
Elle n’avait eu aucun mal à mémoriser ces quelques mots et avait conscience de la menace qui pesait sur la tête de son père. Anua n’osait même plus téléphoner ou regarder par la fenêtre de peur de provoquer une mauvaise interprétation des ravisseurs de son cher papa. Elle ne savait jusqu’à quel point on la surveillait. Elle se tenait raide au milieu du séjour, la tête complètement vide.
Après un laps de temps qu’elle ne pouvait définir, Anua se ressaisit. Elle tenta d’analyser le message et la manière dont elle l’avait récupéré. Plus elle y pensait, plus elle se sentait prise dans un jeu d’action de « Play-Station ». Comme un avatar qui se faisait bouger en tous sens aux grès de volontés supérieures !
-Super ! Encore un fana des jeux virtuels ! Qu’est ce qui m’attend maintenant ?
Arrêtant de réfléchir, Anua chercha des vêtements noirs, comme il lui avait été demandé. Mais pourquoi faire ? Allait-on la faire suivre un jeu de piste toute la nuit ?

Son téléphone portable se mit à sonner. Elle se précipita vers la table base où il se trouvait enfoui au fond de son sac. Anua retrouva son portable, encore un cadeau de son père, au milieu d'un un fatras de papiers, produits de maquillage et autres petits objets que la majorité des femmes conservent, sans savoir pourquoi, à l'intérieur de leur sac à main. Farfouillant dans les différentes poches, elle finit par le retourner, le vida sur la table basse et mit enfin la main dessus.
Anua décrocha, le cœur battant la chamade. Mais elle reconnut la voix et essaya de ne pas laisser la boule qui lui nouait la gorge la submerger. Elle savait que les sanglots suivraient juste après. Au prix d’un gros effort, elle y parvint de justesse.

Ce n’était que Billie. Sa meilleure amie depuis l’université. A la fin de leurs études, elle s’était spécialisée dans l’archéologie sous-marine où elle faisait merveille. Son travail consistait à planifier les fouilles à venir puis à coordonner le travail des différentes équipes sur sites, en mer et en laboratoire. Billie travaillait actuellement sur un projet de fouilles. Une société pétrolière avait mis à jour une épave au large du Mexique. Il semblait que cela soit un galion espagnol prometteur du moins du côté des trésors qu'il renfermait d'après les premiers sondages. Dans ce type d’activité, il ne faut jamais cracher dans la soupe, avait-elle l’habitude de dire. S'il y avait de l'argent à se faire, tant mieux pour elle !
Mais, si Billie lui téléphonait aujourd'hui, c'était pour lui rappeler pour lui rappeler qu'elles avaient rendez-vous. Elles devaient se retrouver à la « résidence Petrersen », chez Anua, vers huit heures ce soir. Pour se préparer à sortir faire la fiesta version Billie. Anua avait accepté après de longues minutes de palabre de sortir enfin de sa tour d’ivoire et de retrouver le monde normal.
Après tout, faire la fête en compagnie de sa meilleure amie, apparaissait comme une halte bénéfique dans sa vie en enfer.

vendredi 5 novembre 2010

chapitre 10, 2 pages

CHAPITRE  X

ENLÈVEMENT


La voix était brouillée électroniquement et paraissait celle de « Darth Vador ». La voix lui demandait si elle était bien Mademoiselle Petersen. Anua crue d’abord à une blague de l’un de membres de son équipe, eux aussi bien désœuvrés depuis la mise à l’index de leur patronne. La voix lui enjoignit d’écouter et de ne pas l’interrompre. Rien ne serait répété. Anua analysa rapidement la situation et sentit le danger planer au-dessus de sa tête. Elle se ravisa de toute raillerie et écouta en tremblant le message qui allait lui être délivré.
- Ne dites plus rien à partir de cet instant et ne prenez aucunes note. Bien compris Mademoiselle Petersen, annonça la voix métallique.
- Oui, je suis prête, dit-elle sur un ton tremblotant, redoutant maintenant le pire.
- Ne dites rien, ne répétez rien répéta la voix sur un ton sec qui commença à lui faire craindre le pire.
Le pire fut très rapidement dépassé quand elle reconnut le son de la voix de son père.
- Chérie, je me trouve actuellement retenu par des hommes qui m’ont enlevé alors que je me rendais au club pour déjeuner. Tu peux vérifier, je n’y suis jamais arrivé. S’il te plait, fait exactement ce qu’ils vont te demander. Il en va de ma vie. Ne préviens pas les autorités, il en va de ma vie, je te le répète ! Je t’en supplie, fait ce qu’ils te disent. Je t’aime et écoute bien ce qui suit.
La voix métallique prit le relais sans interruption :
- Votre père est entre nos mains. Si vous voulez le revoir, allez directement à la gare routière. Vous trouverez vos instructions sur une feuille de papier qui vous attend la-bas, collé sous la poubelle à gauche de l’entrée principale.
Un instant de silence. Seul un gémissement de son père parvint jusqu’aux oreilles d’Anua, accentuant encore le tremblement qui agitait maintenant ses mains.
- Lisez les instructions, mémorisez-les puis jetez-les dans cette même poubelle après avoir déchiré le papier. N’oubliez pas de le mémoriser ! Vous saurez alors ce qu’il vous faudra faire pour revoir votre père vivant. Vous avez quarante minutes pour vous y rendre. Foncez Mademoiselle Petersen ! Et gardez toujours en tête que nous vous observons.
La communication s’interrompit sur cette dernière phrase. Anua se sentit happée par le vide. Comme si on la poussait d’un avion en plein vol !

Anua consulta sa montre. Il lui restait vingt et une minute pour arriver jusqu’à la gare routière. Il lui en faudrait une bonne quinzaine. Heureusement qu’elle se trouvait en périphérie du centre ville. Mais ils avaient pensé à tout. Il lui resterait à peine dix minutes pour trouver le message, le mémoriser et le jeter. Là encore ils avaient bien prévu leur coup. Impossible pour elle de mettre un stratagème au point pour… Elle ne savait même pas pourquoi ils avaient minuté aussi serré sinon pour la tester et l’empêcher de prévenir les autorités. A cet instant, Anua n'avait qu'une seule question entête. Pourquoi s'en prenait-on à son père ?

Il s’était maintenant passé deux heures depuis qu’elle avait arraché nerveusement le message sous le fond de la poubelle. Elle n’y avait d’abord rien compris, vu l’état de stress dans lequel elle se trouvait. Anua était alors retournée à son appartement du centre ville et avait soigneusement recopié les symboles écrit sur le message. Elle avait facilement reconnu l’écriture, une fois qu’elle s’était obligée à se calmer par de petits exercices respiratoires et de relaxation qu’elle avait l’habitude d’utiliser pour faire baisser la tension qui pouvait l’habiter. C’était d’ailleurs son père qui l’avait inscrite à des cours de yoga pour limiter les effets de son caractère volcanique. Le message était rédigé en langue sumérienne de l’époque babylonienne, datant d’environ cinq mille ans quand Sargon « l’ancien » avait réussi à fonder le premier empire en Mésopotamie. La suite avait été pour elle un jeu d’enfant. Sa connaissance de cette langue lui avait permis de traduire cette brève petite missive en quelques minutes. Sa déception n’en fut que plus g
rande. Pourquoi se donner autant de mal pour fabriquer un mot qui contenait si peu d’informations intéressantes ?

jeudi 4 novembre 2010

Chapitre 9, 2 pages

Chapitre IX

Anua fait sa dépression

Sa belle théorie ne verrait jamais le jour. Jamais, oh plus jamais elle ne pourrait étayer sa thèse Le peuplement de l’Amérique et de la Sibérie, il y a plus d’une cinquantaine de milliers d'années au lieu des dix à vingt mille ans habituellement admis ne verrait jamais le jour.
Fini les recherches sur les hommes en provenance des environs du golfe Persique alors à sec tout comme la Manche en Europe ou encore le détroit de Bering au Nord-Est de l'Asie. Une période ou La Seine et la Tamise ne formaient qu'un seul énorme fleuve par exemple. Cette période correspondait aux premiers signes annonçant le réchauffement climatique de la dernière période de glaciation du Riss.
Et ben, elle pouvait maintenant toujours tenter de planter des patates dans la Manche ou même en Sibérie si le cœur lui en disait ! Elle avait tout le temps devant elle maintenant que le nom d’Anua était devenu synonyme de baliverne. Autant aller à la pêche au monstre du Loch Ness, bon sang !
Elle oscillait sans cesse entre fureur et longues périodes de frustration. Depuis la mise à sac de l’ensemble de son travail, Anua restait  recroquevillée en boule sur son sofa.

Et voilà comment on se retrouve une semaine à tenter de disparaître de la surface terrestre. Sept longs jours à se terrer dans son labo, priant que personne n’arrive à la trouver, surtout tout ce qui pouvait ressembler à un journaliste.
Et depuis que ses supérieurs l'avaient priée de vider les lieux pour "quelque temps", elle était partie, n'emportant que le strict minimum de ses affaires. Elle avait quand même réussie à prendre l'un de ces fameux sceaux cylindres en le cachant dans un rouleau à dessin. Il allait bien falloir qu’elle se remette au travail, qu’elle ressorte ce mystérieux cylindre et entrouve l’origine et sa raison d’être.

 En attendant, Anua se félicitait aujourd’hui d’avoir pris son petit « chez elle » sous le nom de jeune fille de sa mère. Elle y était anonyme, au moins pour un temps.
Après ces quelques jours d’isolement, Anua commençait à faire son « mea culpa ».
Elle avait bien senti le danger de ses révélations et avait demandé conseil à plusieurs scientifiques à qui elle accordait grand crédit. Ils l’avaient tous prévenu du risque de partager ses découvertes avec des néophytes.
Même ses amis du FBI dont la collaboration se passait au mieux lorsqu’une enquête requérait des fouilles et avec qui elle entretenait les meilleures relations l’avaient mis en garde.
Mais Anua fonçait. Quand elle était sure d’elle, rien ne pouvait l’arrêter.

Déjà toute petite, ses parents s’inquiétaient de son caractère «à l’emporte pièce» et s’étonnaient de son manque de jugeote dès qu’elle pensait être dans son bon droit. Il y a encore une dizaine de jours, son cher père l’avait mis lui aussi mise en garde contre tout excès de confiance. Il lui avait dit :
-  Soit prudente, ma fille ! Tu as une bombe entre les mains et elle pourrait bien t’exploser à la figure. Fait attention à la manière dont tu vas t’y prendre pour divulguer ta découverte. Je ne voudrais pas te ramasser à la petite cuillère comme à chaque fois que tu n’écoutes que toi et que les évènements te reviennent en plein visage. Prends des conseils, entoure-toi bien et fait en sorte d’être cautionnée par les apparatchiks scientifiques que tu détestes tant, ma chérie.

Anua n’en avait eu cure et avait été droit dans le mur. Et elle allait mettre du temps à s’en remettre, cette fois-ci !
- Et voilà, c’est foutu ! Personne ne voudra plus jamais me croire même si je dis avoir trouvé un os dans les catacombes de Rome ! Je n’ai plus qu’à m’habiller en sorcière et me reconvertir dans la vente de citrouille pour Halloween ! Là au moins, j’aurai du succès, bougonna-t-elle en balayant du regard les piles des dossiers « Colorado Project » et du futur « Sibérian and first human step » amoncelées sur son bureau.
Il lui fallait se sortir de ce guêpier au plus vite. Mais c’était pour le moment le noir le plus complet sur la manière de faire remonter sa côte. Le simple droit de pouvoir s’exprimer publiquement lui était pour l’instant confisqué. Pour répondre à toutes ces attaques, Anua allait devoir apprendre la patience.
Bien sur, elle aurait dû attendre l’aval du conseil avant de faire publier sa découverte. Pourtant, il y a quatre ans, quand elle avait trouvé les mêmes types d’objet au Nord-Ouest de l’Inde non loin des sources de l’Indus, la communauté scientifique avait loué sa technique de travail originale, son instinct et son esprit aventureux. Qualités qui « remettaient en question le socle de nos certitudes historiques » d’après ce ramassis de girouettes.
C’est par ce succès, portée par la gloire, qu’elle avait pu financer, sans aucune difficulté, ses prochains projets : « Colorado et Sibéria Project ».

Le téléphone sonna. Anua sursauta perdue dans ses pensées et il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits. Elle hésita à décrocher. Ce devait être un de ces gougnafiers de journaliste qui avait fini par la localiser, se dit-elle avant qu’une intuition ne lui ordonne de répondre. Oui, il était vital de décrocher ! Sa moelle osseuse lui dictait de le faire.
Le même type de sensations qui avaient guidés ses principales découvertes. Une nécessité impérative sur l’endroit ou creuser pour trouver ses extraordinaires trouvailles en Roumanie, en Inde et Colorado, au milieu de rien, sans indice préalable véritable. Cette même poussée d’adrénaline qui lui valait tant d’ennuis aujourd’hui.
A la quatrième sonnerie, elle se retourna et décrocha vivement le combiné. La main tremblante, une angoisse inconnue à ce jour lui étreignait la poitrine. C'est la voix tremblante, le souffle coupé, qu'elle réussit à articuler un faible : « Allô ».

mercredi 3 novembre 2010

Fin chapitre 8.

Et les coups avaient commencé à pleuvoir.
Avec toute la communauté scientifique contre elle, c’était si facile ! Ces maudits journaleux pseudo-scientifique avaient évidemment sauté sur l’occasion pour vendre leurs torchons. Même la presse grand public s’y était mise.
Anua avait vu du jour au lendemain vu sa vie privée, ses précédents travaux mais surtout la vie de ses proches étalée au grand jour.
Un quotidien avait même lancé une liste des dix plus grandes arnaques scientifiques, avec vote sur Internet pour en déterminer la plus cocasse.  Et devinez quoi ? La récente découverte d’Anua en faisait partie, trônant redoutablement pour sa crédibilité en quatrième position !   Elle se trouvait juste devant de la preuve, une photo très floue, censée prouver l’existence de l’abominable homme des neiges !
Elle s’en serait arraché les cheveux si la jeune femme n’avait été complètement paralysée, au sens propre comme figuré !

Cet effet boule de neige avait eu pour effet une terrible levée de bouclier. Celle de la communauté scientifique dans son ensemble, Anua pouvait la comprendre. Mais elle avait du subir aussi les foudres du lobby des tribus amérindiennes qui tenaient durs comme fer à la primauté d’occupation du continent. Pleins d’autres organisations diverses pseudo- scientifiques, associations religieuses ou « bien pensantes » s’en étaient mêlés.
Et pour compléter le feu d’artifice, nombres d’hommes politiques s’en étaient mêlés, sans rien y connaître bien évidemment. Mais cela avait finit de la discréditer complètement. Plus personne ne voulait plus miser un Kopeck sur Anua et ses projets futurs.

Mais personne n’avait soulevé le problème par le bon côté !
Qui aurait eu quelque intérêt à enterrer à neuf mètres de profondeur sur une surface de trois hectares et demi des objets rares et précieux et quantité de restes humains ?
Mais qui donc aurait réussi à bricoler à la perfection puis à ensevelir profondément une copie parfaitement authentique d’un village vieux de plus de 60 000 ans pour les traces d’occupation les plus anciennes ? Un village fourmillant, de surcroît,  d’objets datable facilement de 10 à 60 000 ans sans parler de ces fameux « roseaux-bambous »  toujours vivant après un séjour de dizaines de milliers d’années sous terre dans une zone si aride?
Oui, qui aurait été assez fou pour placer ce village en plein désert, non loin des anciennes des rives du fleuve Colorado qui marque la frontière actuelle entre l’Arizona et le sud de la Californie ?
Ben oui, qui dit désert, dit personne pour chercher un village enfoui, enfin, normalement, non ?

Ces problèmes torturaient Anua jours et nuits sans relâche. Elle avait beau remuer le problème dans tous les sens, elle ne voyait pas comment remonter cette pente particulièrement glissante.

mardi 2 novembre 2010

chapitre 8 suite ....

Mais elle en avait trouvé plusieurs accompagnés de restes d’habitations, d’objets de la vie quotidienne, poteries et autres ustensiles. Elle avait également mis au jour des plaques métalliques couvertes d’inscriptions que l'on pouvait rapprocher de l’écriture pré-sumérienne .

Ces objets auraient du dater selon les sources officielles d’une dizaine de millier d’années. Mais les trouvailles d’Anua étaient datées, par les méthodes les plus modernes, de plus de vingt, voir cinquante mille ans et même plus pour certains.
Il fallait se rendre à l’évidence. Ce peuple est donc sorti du Golfe Persique, alors à sec. Puis une partie de cette population ne reste pas sur place et se répand dur l’ensemble des continents, jusqu’en Amérique du Nord.
On ne le retrouve qu'avec l'avènement de la civilisation sumérienne, seule civilisation à qui l'on peut raccrocher ces personnes de part leur arts, coutumes et inventivité, soit plus de trente mille ans mille plus tard. Et ce que voulait monter la jeune femme c’était que cette énigme était irréfutable.
Simplement, que ce peuple qui avait donné les clés de notre civilisation il y a dix mille ans, était déjà auparavant parvenu jusqu’en Amérique du Nord. Ou qu’il avait au moins étendu son influence jusqu’au cœur d’une Amérique déjà peuplée.
Le Carbonne 14  et autres moyens de datation ne pouvaient tous mentir !
Après avoir digéré ces résultats, Anua se devait de trouver une théorie plausible au trajet de ce voyage de près de vingt mille kilomètres.
Anua trouvait romantique et belle la thèse d’un Gulf Stream raccourci au nord et au sud par les glaces couvrant l’Europe de l’ouest et l’Amérique du nord lors des périodes glacières. Ce mini Gulf Stream qui aurait permis même à de piètres navigateurs de faire le voyage dans les deux sens en se laissant juste porter par ce courant maritime régulier. Ce courant maritime présentait l’avantage d’un trajet quasi rectiligne et en aller-retour, s’il vous plaît ! Départ entre Gibraltar et le sud-ouest de la France  et arrivée sur la côte sud-est des Etats-Unis.

Mais objectivement, il était plus rationnel de croire en un passage par le détroit de Béring. Anua était certaine de trouver les mêmes types de sites de peuplement en Sibérie, encore une fois bien antérieurs au chemin que prirent les amérindiens il y a quinze mille ans vers les Amériques. Quand folâtraient encore pour quelque temps d’immenses troupeaux de mammouths avant de finir congelé en quelques mois, voir jours seulement, là aussi, sans que l’on ne sache pourquoi.
Ces hommes auraient aisément pu continuer leur route vers l'Est et traverser le détroit de Béring, profitant d'un pont de glace provisoire. Exactement comme les champions de la vérité scientifique l’avaient popularisé pour les amérindiens au point que plus personne ne doutait de cette version. Si cela était sûrement vrai, pourquoi rejetaient-ils donc ses théories ?
Parce qu'elle faisait remonter ce passage du détroit de Béring à une époque où les hommes n’auraient pas censé être là ! Un âge précédant et encore vierge de recherches, contraire à ce qui était défendu par les tenants de l'immobilisme scientifique. Cela ne faisait aucun doute !
Elle amenait au moins de preuves, non ?
Elle ne discutait pas le bien fondé du massacre et de la spoliation des terres des Amérindiens ! Elle affirmait juste qu’ils n’avaient pas été les seuls et pas les premiers à franchir ce satané détroit ! Et que ces humains dotée d’une technologie avancée avaient atteint l’Amérique puis s’étaient évaporés bien avant nos chers Amérindiens. Exactement comme les sumériens  il y a dix mille ans. Pas de quoi en faire tout un fromage, quand même !
Mais voilà ! Dès la publication, elle avait vu s’abattre sur elle l’opprobre général. Les autres scientifiques avaient décrété que cette découverte ne pouvait être qu’une supercherie. Comment des hommes en pleine préhistoire, ces abrutis des cavernes, auraient-ils pu parvenir jusqu’au sud des Etats –Unis ? Pas question de remettre en cause toute la logique de l’histoire ! Niet, pas question !

lundi 1 novembre 2010

Chaoitre 8 page 1

CHAPITRE 8

Les sceaux d'Anua (suite)


D’accord, d'ordinaire, les cylindres-sceaux « ordinaires » étaient originaires du moyen orient et dataient pour les plus anciens d’environ 6000 ans.
D’accord, personne n’en avait trouvé ailleurs. Mais nul n’en avait cherché non plus !
Ces sceaux avaient une vocation simple. Ces cylindres servaient à certifier, par des motifs propres à chacun d’eux, l’expéditeur de telle marchandise. Un simple cachet attestant la provenance de telle ou telle marchandise. Comme les bagues des cigares que la plupart de ces vieux chnoques du conseil de l’Académie présentaient fièrement à leurs invités pour leur montrer le prestige de ce qu’ils allaient fumer !
Identifier. C’est tout simplement à quoi ils servaient. A identifier à coup sûr la personne qui avait apposé son sceau. Ces petits objets cylindriques représentent chez les Sumériens et leurs prédécesseurs de la période dite d’Ubaïd, les inventeurs supposés des sceaux-cylindres, la première trace connue d’écriture. En fait personne ne pouvait affirmer quelle civilisation les avait inventés.
 Les Sumériens, peuple connu pour l’invention de l’écriture, ont aussi inventé en vrac et en seulement quelques siècles, la roue, le roman et développé l’architecture, la statuaire, la glyptique, les mathématiques et le décompte du temps. Ils ont également créé la notion d’état, démocratique ou non. Ce peuple mystérieux venu de nul part, vivait dans l’extrême sud de l’Irak actuel. Si leur écriture avait survécu plusieurs millénaires, les sumériens, en tant que peuple, avaient disparu aussi rapidement qu'ils avaient fait entrer l'humanité dans l'Histoire.

Ces sceaux n’était ni plus ni moins que les prédécesseurs des tampons encreur. De simples cachets servant à fermer et attester de l’identité de l’expéditeur aisi que de la valeur de la marchandise à l’aide de cire sur les courriers comme on a continué de le faire jusqu’à nos postes actuelles. On continue d’ailleurs de s’en servir pour les marchandises luxueuses et lettres scellée des ambassades et autres organismes internationaux.     

                                                      voir sur Internet "photos de sceaux cylindres"



Alors oui ! Anua voulait bien reconnaître que de trouver un pareil objet à 20 000 km de là dans la terre sèches du désert du Névada pouvait surprendre.