Histoire de semer un peu plus la panique, le frère jumeau d’Erick, visa un stock de bouteille de gaz et le fit exploser. Elles montèrent dans le ciel à une hauteur inimaginable avant de retomber comme une pluie de métal et de feu.
Des maisons furent traversées de la toiture à la cave comme lors d’un bombardement aérien. Une bonne dizaine de personnes, cachée ou simplement en train de fuir, armes à la main furent touchée plus ou moins fatalement.
Plutôt plus, vu le nombre de cris de douleur qui s’élevaient dans la nuit en provenance des différentes bâtisses, maintenant en flammes, elles aussi.
Le tireur, satisfait du résultat, sortit son portable et appuya sur la touche numéro 1.
- Ah ma p’tite mère, S’cuse moi, Carla, là tu serais vraiment fière de moi. Toutes ces années n’ont pas été inutiles. C’est toi qu’avait raison !
- Et la mère Mazère elle est ou ? Obtint ‘il comme seule réponse.
- Une seconde, je jette un coup d’œil. Le chaman se déplace vers le bord du toit et va passer à l’action. Attends, Carla, je te fais un « live » en dir…
- Tais-toi ! J’ai autre chose sur le feu ! Rappelles-moi dans deux heures, OK ? Et que les cibles soient E L I M I N E S, on est bien d’accord ?
- Compris, compris ! Pas la peine de te fâcher toute rouge Carla, je veille au grain et je te..
Pour la deuxième fois le snipper fut interrompu :
-Les grosses, j’m’en tape ! Ce que je veux c’est la chef, tu peux assurer ça au lieu de bavasser ? A tout à l’heure mon beau Galen… Et pas de bêtise, c’est primordial !
Le tireur fou fut ravi d’entendre celle qu’il considérait comme sa véritable mère, l’appeler par ce nom.
Galen, non d’un chien ! ! Le dieux des Enfers et de la destruction. La consécration pour lui que Carla n’avait toujours appelé que toi, eh petit, mon loup et autres noms aussi impersonnels. Il eut une pensée pour Erick et se jura de le secourir dès cette petite fête terminée.
Le chaman était passé à l’action. Il s’était balancé de la gouttière à travers la fenêtre du deuxième étage. Il atterrit avec souplesse au milieu des morceaux de verre. Rapidement, comme un tigre encerclant sa proie dans la jungle, il se mit à la recherche des femmes qu’il devait éliminer.
Sans se soucier des petits morceaux de verre plantés sous ses pieds, il se rendit vers la cage d’escalier et descendit les deux étages en direction du rez de chaussée.
Il se fichait pas mal des traces de sang que laissaient ses pieds ensanglantés. Il était en chasse et le son venant de la pièce qui devait servir de dortoir l’aimantait comme le Nord pour l’aiguille d’une boussole.
Un bruit venant de l’autre coté le stoppa dans son élan. Les deux gendarmes s’étaient extraits de leur voiture et tentaient de trouver refuge dans la maison. Ils avaient complètement oublié pourquoi ils étaient venus dans ce maudit village.
Ils entrèrent, enfonçant sans difficulté ce qu’il restait de la porte qui avait, elle aussi, pris feu et s’était consumée, un gros morceau de métal encore fiché en son milieu.
Une fois à l’intérieur, les deux hommes s’approchèrent de la cheminée, élément rassurant et familier au milieu de ce chaos.
Le chaman s’avança vers eux dans la pénombre. L’attaque fut aussi fulgurante qu’efficace.
Il précipita le premier des gendarmes contre le manteau de la cheminée, d’un violent coup d’épaule. Dans le même geste, il arracha à mains nu la veine jugulaire du second. Le sang se mit à gicler un peu partout dans la pièce le temps que l’homme se retourne pour voir qui venait de lui toucher le cou. Il n’avait pas, tout de suite, senti la douleur et il était maintenant trop tard pour qu’il espère émettre le moindre son.
Couvert de sang, le chaman se fit un devoir de terminer le gendarme, à terre, assommé, en ouvrant l’insert et en le projetant dedans la tête la première. La chevelure toute militaire s’embrasa immédiatement tout comme le haut de son blouson de fonction.
Il ne cria pas. Il ne pouvait que gémir tant son visage avait souffert du choc initial contre la grosse poutre surmontant l’ancienne cheminée.
Le chaman ne prêta aucune attention à l’horreur qui se déroulait devant lui. Un dernier coup de talon à la base de la nuque et il se détourna du représentant de l’ordre qui cloquait et noircissait à vue d’œil. Seuls, quelques gargouillis infâmes et une odeur de chaire brûlée témoignaient de la fin de la carrière d’un tranquille gendarme de campagne.
lundi 7 février 2011
dimanche 6 février 2011
chapitre 30, suite
Le tueur resta immobile, l’oreille toujours collée à la cheminée. Il continuait d’entendre des voix dans la maison même s’il ne pouvait comprendre ce qui se disait.
Une des voitures de la gendarmerie s’arrêta devant la maison de la mère de Claude. L’autre véhicule, une fourgonnette de dépannage d’électricité de France stoppa devant le placard de l’éclairage du village à cinquante mètres de là.
Les gendarmes descendirent de leur voiture, continuant leur discussion sur ce dérangement mal venu en pleine fête de départ à la retraite à l’un des leurs. Décontractés, pour ne pas dire débraillés, ils parlaient fort et riaient comme s’ils avaient légèrement abusé de la bouteille.
Les quatre hommes s’approchaient de la porte. Le tueur sur le toit ne se faisait pourtant aucun souci.
Lorsque le premier d’entre eux leva la main pour frapper à la porte son geste fut brutalement interrompu. Sa boîte crânienne venait d’exploser. Seule sa main resta levée quelques secondes puis retomba. Il s’affala par terre.
Ses collègues le regardaient et se ne pouvaient détacher leurs regards de la mare de sang qui se formait sur le bitume. Avant que l’un d’eux ne réagisse, un deuxième homme fut touché à la gorge. Sa tête pendait lamentablement sur le coté. Comme un canard à qui l’on vient de couper le cou, il se retourna vers ses équipiers, réussissant l’exploit de faire un pas dans leur direction.
C’est seulement à sa chute, quand la tête se détacha du reste du corps et se mit à rouler que les deux gendarmes restant prirent enfin conscience de ce qui se passait.
Ils se précipitèrent vers leur voiture, ouvrirent les portes et plongèrent à l’intérieur.
A ce moment une explosion retentit. La camionnette de dépannage venait d’exploser, une balle ayant transpercé le réservoir.
L’embrasement fut immédiat et des pièces métalliques en flammes furent projetées à plus de trois cents mètres, passant même par-dessus les toits.
Quelques autres véhicules, volets, toitures et autres buissons d’ornement municipaux s’enflammèrent sous l’action de l’essence se consumant sur les débris en feu.
Les deux hommes qui venaient réparer un simple compteur électrique, courraient sur la route, transformés en torches humaines.
Les habitants du village sortirent sur leur perron. Deux d’entre eux s’écroulèrent avant de pouvoir voir ce qui se passait. Les balles pleuvaient et la maigre population de la communauté ne tarda pas à réintégrer leurs pénates respectives, histoire de prendre, eux aussi des armes pour se défendre de ce massacre.
Le tireur s’était concentré sur la place de la fontaine, cœur névralgique du village. Il était embusqué sur les hauteurs du village au milieu d’un escarpement rocheux. Il avait une vue parfaite sur l’ensemble des maisons et des possibilités de replis, routes ou chemins non carrossable.
Il avait repéré les lieux depuis longtemps, connaissait chacun des habitants, leurs habitudes et les moindres recoins et caches possibles du village. Il savait aussi que sa mission allait prendre bientôt fin, que le chaman s’occuperait du véritable objectif.
Une des voitures de la gendarmerie s’arrêta devant la maison de la mère de Claude. L’autre véhicule, une fourgonnette de dépannage d’électricité de France stoppa devant le placard de l’éclairage du village à cinquante mètres de là.
Les gendarmes descendirent de leur voiture, continuant leur discussion sur ce dérangement mal venu en pleine fête de départ à la retraite à l’un des leurs. Décontractés, pour ne pas dire débraillés, ils parlaient fort et riaient comme s’ils avaient légèrement abusé de la bouteille.
Les quatre hommes s’approchaient de la porte. Le tueur sur le toit ne se faisait pourtant aucun souci.
Lorsque le premier d’entre eux leva la main pour frapper à la porte son geste fut brutalement interrompu. Sa boîte crânienne venait d’exploser. Seule sa main resta levée quelques secondes puis retomba. Il s’affala par terre.
Ses collègues le regardaient et se ne pouvaient détacher leurs regards de la mare de sang qui se formait sur le bitume. Avant que l’un d’eux ne réagisse, un deuxième homme fut touché à la gorge. Sa tête pendait lamentablement sur le coté. Comme un canard à qui l’on vient de couper le cou, il se retourna vers ses équipiers, réussissant l’exploit de faire un pas dans leur direction.
C’est seulement à sa chute, quand la tête se détacha du reste du corps et se mit à rouler que les deux gendarmes restant prirent enfin conscience de ce qui se passait.
Ils se précipitèrent vers leur voiture, ouvrirent les portes et plongèrent à l’intérieur.
A ce moment une explosion retentit. La camionnette de dépannage venait d’exploser, une balle ayant transpercé le réservoir.
L’embrasement fut immédiat et des pièces métalliques en flammes furent projetées à plus de trois cents mètres, passant même par-dessus les toits.
Quelques autres véhicules, volets, toitures et autres buissons d’ornement municipaux s’enflammèrent sous l’action de l’essence se consumant sur les débris en feu.
Les deux hommes qui venaient réparer un simple compteur électrique, courraient sur la route, transformés en torches humaines.
Les habitants du village sortirent sur leur perron. Deux d’entre eux s’écroulèrent avant de pouvoir voir ce qui se passait. Les balles pleuvaient et la maigre population de la communauté ne tarda pas à réintégrer leurs pénates respectives, histoire de prendre, eux aussi des armes pour se défendre de ce massacre.
Le tireur s’était concentré sur la place de la fontaine, cœur névralgique du village. Il était embusqué sur les hauteurs du village au milieu d’un escarpement rocheux. Il avait une vue parfaite sur l’ensemble des maisons et des possibilités de replis, routes ou chemins non carrossable.
Il avait repéré les lieux depuis longtemps, connaissait chacun des habitants, leurs habitudes et les moindres recoins et caches possibles du village. Il savait aussi que sa mission allait prendre bientôt fin, que le chaman s’occuperait du véritable objectif.
samedi 5 février 2011
Chapitre 30
CHAPITRE XXX
Massacre au village
La mère de Claude était inquiète. Non pas pour les femmes qu’elle devait accompagner jusqu’à la naissance de leurs futurs enfants mais par la coupure totale de courant qui la privait de tout moyen de communication. Avec ces nouveaux téléphones reliés à Internet, il fallait avoir aussi l ‘électricité. Cet isolement ne lui disait rien de bon. Le plus petit des craquements la faisaient sursauter.
Les six femmes, elles, s’étaient regroupées autour du foyer de la cheminée et discutaient à voix basse comme contaminées par le silence et l’obscurité qui régnaient alentours.
Dehors, perché sur le toit à coté du conduit de la cheminée, le chasseur entendait la discussion. Il se réjouissait de cette ambiance qui se tendait.
C’était pour lui l’assurance d’une bonne récolte. Dopamine, adrénaline, épinéphrine, trois des quatre neurotransmetteurs qui véhiculent dans notre cerveau nos réactions en cas d’état de stress lié à un combat à mener, d’une peur irrationnelle du cerveau, allaient faire « son petit quatre heures ». Quatre heures du matin bien entendu ! Il ne put réprimer un large sourire dévoilant ses dents taillées en pointes luisait dans cette nuit pourtant très sombre. Heureusement pour lui, seules les chauves-souris avaient pu voir cette inquiétante dentition.
Mais pour l’instant, il se devait d’être patient, de se concentrer à l’extrême. Les proies devaient être fatiguées, à bout de nerf pour que la fête soit complète, et la récompense totale.
Malgré le froid et le vent glacé qui descendait des montagnes encore enneigées à cette époque de l’année, l’homme, torse nu, restait plaqué sur le toit sans un frisson. Une seule chose l’inquiétait. Il n’avait pas entendu la responsable du groupe depuis dix bonnes minutes. Et dieu sait qu’elle était expérimentée, cette garce ! Il n’attaquerait pas s’il ne pouvait la localiser.
La mère de Claude avait écris neuf mots sur son bras gauche, gage de silence par rapport au papier et le montrait à toutes les futures mères, un doigt sur la bouche en guise d’avertissement. Pas un commentaire et faites ce que je vous demande !
Chacune des femmes prirent connaissance de ces mots : DANGER ! Porte de derrière. Plan de repli, trente minutes !
Pour les calmer, elle leur prit la main à tour de rôle pour faire baisser la tension qui pouvait provoquer une erreur fatale au moment où toutes devaient rester calmes et concentrée sur le plan élaboré à leur arrivée.
Puis elle prit la parole comme si de rien n’était :
- Alors, Mesdames ! La panne de courant vous inquiète ? Ici cela arrive souvent, nous ne sommes que dans un petit village de montagne, pas dans une de ces grandes villes d’où vous venez.
Aucune des femmes ne répondit. Madame Mazère enchaîna :
- Allons nous coucher, nous serons mieux pour le voyage de demain. Les routes sont sinueuses ici. Et dans votre état, la nausée arrive vite. Allez, s’il vous plaît, enlevez vos chaussures et allons dans la chambre. J’ai allumé le poêle à pétrole, il y fera plus chaud qu’ici qu’ici.
Sur le toit, le tueur s’inquiétait. Pourquoi personne ne répondait à la guide ? Comment allait-il savoir le bon moment pour attaquer ?
Se déplacer maintenant n’était pas sans risque sur ce toit aux tuiles si mal fixées. La chef de meute se doutait de quelque chose, il en était sûr. Cette putain de bas étages était bien trop expérimentée pour faire les choses simplement.
Il allait lui montrer ! Il s’occuperait d’elle en premier. Les autres se comporteraient alors comme des poules affolées par l’irruption d’un renard dans leur poulailler. Et « le coq » serait mort ! Il attendrait donc de sentir le bon moment pour…
Il fut interrompu dans ses pensées par un son lointain mais pourtant facilement reconnaissable. Des véhicules équipés sirènes se rapprochaient rapidement. Puis le bruit strident qui vrillait ses oreilles, cessa. S’il ne pouvait les voir, sa connaissance de la route menant au village lui disait qu’ils seraient là dans une petite dizaine de minutes. L’arrêt des sirènes disait que les deux voitures de la police venaient de s’engager sur la minuscule route menant au village.
Massacre au village
La mère de Claude était inquiète. Non pas pour les femmes qu’elle devait accompagner jusqu’à la naissance de leurs futurs enfants mais par la coupure totale de courant qui la privait de tout moyen de communication. Avec ces nouveaux téléphones reliés à Internet, il fallait avoir aussi l ‘électricité. Cet isolement ne lui disait rien de bon. Le plus petit des craquements la faisaient sursauter.
Les six femmes, elles, s’étaient regroupées autour du foyer de la cheminée et discutaient à voix basse comme contaminées par le silence et l’obscurité qui régnaient alentours.
Dehors, perché sur le toit à coté du conduit de la cheminée, le chasseur entendait la discussion. Il se réjouissait de cette ambiance qui se tendait.
C’était pour lui l’assurance d’une bonne récolte. Dopamine, adrénaline, épinéphrine, trois des quatre neurotransmetteurs qui véhiculent dans notre cerveau nos réactions en cas d’état de stress lié à un combat à mener, d’une peur irrationnelle du cerveau, allaient faire « son petit quatre heures ». Quatre heures du matin bien entendu ! Il ne put réprimer un large sourire dévoilant ses dents taillées en pointes luisait dans cette nuit pourtant très sombre. Heureusement pour lui, seules les chauves-souris avaient pu voir cette inquiétante dentition.
Mais pour l’instant, il se devait d’être patient, de se concentrer à l’extrême. Les proies devaient être fatiguées, à bout de nerf pour que la fête soit complète, et la récompense totale.
Malgré le froid et le vent glacé qui descendait des montagnes encore enneigées à cette époque de l’année, l’homme, torse nu, restait plaqué sur le toit sans un frisson. Une seule chose l’inquiétait. Il n’avait pas entendu la responsable du groupe depuis dix bonnes minutes. Et dieu sait qu’elle était expérimentée, cette garce ! Il n’attaquerait pas s’il ne pouvait la localiser.
La mère de Claude avait écris neuf mots sur son bras gauche, gage de silence par rapport au papier et le montrait à toutes les futures mères, un doigt sur la bouche en guise d’avertissement. Pas un commentaire et faites ce que je vous demande !
Chacune des femmes prirent connaissance de ces mots : DANGER ! Porte de derrière. Plan de repli, trente minutes !
Pour les calmer, elle leur prit la main à tour de rôle pour faire baisser la tension qui pouvait provoquer une erreur fatale au moment où toutes devaient rester calmes et concentrée sur le plan élaboré à leur arrivée.
Puis elle prit la parole comme si de rien n’était :
- Alors, Mesdames ! La panne de courant vous inquiète ? Ici cela arrive souvent, nous ne sommes que dans un petit village de montagne, pas dans une de ces grandes villes d’où vous venez.
Aucune des femmes ne répondit. Madame Mazère enchaîna :
- Allons nous coucher, nous serons mieux pour le voyage de demain. Les routes sont sinueuses ici. Et dans votre état, la nausée arrive vite. Allez, s’il vous plaît, enlevez vos chaussures et allons dans la chambre. J’ai allumé le poêle à pétrole, il y fera plus chaud qu’ici qu’ici.
Sur le toit, le tueur s’inquiétait. Pourquoi personne ne répondait à la guide ? Comment allait-il savoir le bon moment pour attaquer ?
Se déplacer maintenant n’était pas sans risque sur ce toit aux tuiles si mal fixées. La chef de meute se doutait de quelque chose, il en était sûr. Cette putain de bas étages était bien trop expérimentée pour faire les choses simplement.
Il allait lui montrer ! Il s’occuperait d’elle en premier. Les autres se comporteraient alors comme des poules affolées par l’irruption d’un renard dans leur poulailler. Et « le coq » serait mort ! Il attendrait donc de sentir le bon moment pour…
Il fut interrompu dans ses pensées par un son lointain mais pourtant facilement reconnaissable. Des véhicules équipés sirènes se rapprochaient rapidement. Puis le bruit strident qui vrillait ses oreilles, cessa. S’il ne pouvait les voir, sa connaissance de la route menant au village lui disait qu’ils seraient là dans une petite dizaine de minutes. L’arrêt des sirènes disait que les deux voitures de la police venaient de s’engager sur la minuscule route menant au village.
vendredi 4 février 2011
Chapitre 29, fin
Ce n’était pas le FBI qui fonçait sur la route. Carla menait ses hommes droits à la rébellion !
Assez d’atermoiements avait-elle décidé ! Cet abruti réfugié dans sa confortable demeure jouait un peu trop au bon chef d’entreprise à son goût.
Il lui fallait agir vite et bien. Son action de l’autre côté de l’Atlantique avait démarré et si le « vieux » l’apprenait, ses représailles à son encontre risquaient de lui être fatale. Pourquoi voulait-il absolument garder une nouvelle génération de ces êtres ? Ils avaient mené la société au bord du gouffre, non ?
Depuis l’invention de l’écriture et de l’irrigation jusqu’au commerce à outrance et à la destruction totale de notre environnement, ces gens n’avaient fait que précipiter notre monde au chaos. Il était grand temps d’agir !
Si elle voulait pouvoir récupérer ses chéris, se débarrasser de cette vermine, elle devait prendre la tête. Et si cela impliquait d’en couper d’autres, tant pis ! Tellement mieux même !
De toutes les façons dans moins de deux heures, elle serait fixée. Elle préférait encore disparaître que de continuer comme cela. Son enfant était aux mains de Dorlan et sa clique de petits joueurs et pour le récupérer, elle se devait d’agir vite.
Carla Allifiesh était une nature entière. Elle était née comme ça et son éducation en des temps où l’action était privilégiée lui avait permis d’acquérir une inestimable expérience.
Sans parler de ses hommes entièrement soumis à son autorité. Sa féminité donnait aussi un surcroît d’aura auprès de ses troupes. Il faut dire qu’ils n’avaient pas vu de femme depuis plus trois ans, pour la plupart d’entre eux et leurs hormones, bien spécifiques, commençaient à les tarauder sérieusement ! Toujours un point pour elle. La promesse de nuits agitées avait suffi à les rallier à sa cause. Les hommes, même les plus anciens, restaient obnubilés par le sexe et la domination. Surtout les plus anciens !
******
Pour Nick, tout était encore brumeux mais cependant plus claire. Dans son petit tour du monde, il avait senti deux zones « d’ondulations ». La première concernait l’Europe du sud et l’autre, l’Ouest Américain. Exactement l’endroit où il se trouvait. Comme sa croyance en la coïncidence n’était que très limitée, il était sûr que cela le concernait dans une certaine mesure.
Il se ravitailla, engouffrant salé et sucré sans discernement et prit une décision. Il allait agir comme il avait prévu, rencontrer son oncle mais avec infiniment plus de prudence.
Il s’inquiétait pour Claude également. Lui et sa mère habitaient en Corse et si sa géographie ne lui faisait pas défaut, cela se trouvait en Europe du sud.
Il ressortit de sa voiture, encore chancelant, son soda à la main et se dirigea vers la station service. Une fois à l’intérieur, Nick passa un coup de téléphone rapide de la cabine publique.
Il ne dit que quelques mots.
- Salut, c’est moi
Sans attendre de réponse car il savait qu’il n’y en aurait pas, il ajouta :
- Allez chez vous savez et faites une exfiltration , OK ? Et ne traînez pas, c’est urgent. Ah oui ! Equipez-vous car vous rencontrerez sûrement de la résistance. Comprit ?
- La réponse arriva sous la forme de trois « Bip » correspondant à trois touches de téléphone pressées.
Nick raccrocha, retourna toujours aussi inquiet à sa voiture et finit d’avaler l’énorme sachet de bonbon avec les quelque chips qui lui restait. Il démarra en buvant son demi-litre de café froid et prit la route. Encore une heure, si tout se passait bien qu’il en doute fortement et il serait fixé.
Il roulait au maximum que sa voiture de location lui permettait pour tenir ce délai.
A cet instant précis, Anua, Billie et Raph débarquaient à Tucson. Claude et Charlène n’étaient qu’en approche de l’aéroport mais n’allaient pas tarder à suivre.
Assez d’atermoiements avait-elle décidé ! Cet abruti réfugié dans sa confortable demeure jouait un peu trop au bon chef d’entreprise à son goût.
Il lui fallait agir vite et bien. Son action de l’autre côté de l’Atlantique avait démarré et si le « vieux » l’apprenait, ses représailles à son encontre risquaient de lui être fatale. Pourquoi voulait-il absolument garder une nouvelle génération de ces êtres ? Ils avaient mené la société au bord du gouffre, non ?
Depuis l’invention de l’écriture et de l’irrigation jusqu’au commerce à outrance et à la destruction totale de notre environnement, ces gens n’avaient fait que précipiter notre monde au chaos. Il était grand temps d’agir !
Si elle voulait pouvoir récupérer ses chéris, se débarrasser de cette vermine, elle devait prendre la tête. Et si cela impliquait d’en couper d’autres, tant pis ! Tellement mieux même !
De toutes les façons dans moins de deux heures, elle serait fixée. Elle préférait encore disparaître que de continuer comme cela. Son enfant était aux mains de Dorlan et sa clique de petits joueurs et pour le récupérer, elle se devait d’agir vite.
Carla Allifiesh était une nature entière. Elle était née comme ça et son éducation en des temps où l’action était privilégiée lui avait permis d’acquérir une inestimable expérience.
Sans parler de ses hommes entièrement soumis à son autorité. Sa féminité donnait aussi un surcroît d’aura auprès de ses troupes. Il faut dire qu’ils n’avaient pas vu de femme depuis plus trois ans, pour la plupart d’entre eux et leurs hormones, bien spécifiques, commençaient à les tarauder sérieusement ! Toujours un point pour elle. La promesse de nuits agitées avait suffi à les rallier à sa cause. Les hommes, même les plus anciens, restaient obnubilés par le sexe et la domination. Surtout les plus anciens !
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Pour Nick, tout était encore brumeux mais cependant plus claire. Dans son petit tour du monde, il avait senti deux zones « d’ondulations ». La première concernait l’Europe du sud et l’autre, l’Ouest Américain. Exactement l’endroit où il se trouvait. Comme sa croyance en la coïncidence n’était que très limitée, il était sûr que cela le concernait dans une certaine mesure.
Il se ravitailla, engouffrant salé et sucré sans discernement et prit une décision. Il allait agir comme il avait prévu, rencontrer son oncle mais avec infiniment plus de prudence.
Il s’inquiétait pour Claude également. Lui et sa mère habitaient en Corse et si sa géographie ne lui faisait pas défaut, cela se trouvait en Europe du sud.
Il ressortit de sa voiture, encore chancelant, son soda à la main et se dirigea vers la station service. Une fois à l’intérieur, Nick passa un coup de téléphone rapide de la cabine publique.
Il ne dit que quelques mots.
- Salut, c’est moi
Sans attendre de réponse car il savait qu’il n’y en aurait pas, il ajouta :
- Allez chez vous savez et faites une exfiltration , OK ? Et ne traînez pas, c’est urgent. Ah oui ! Equipez-vous car vous rencontrerez sûrement de la résistance. Comprit ?
- La réponse arriva sous la forme de trois « Bip » correspondant à trois touches de téléphone pressées.
Nick raccrocha, retourna toujours aussi inquiet à sa voiture et finit d’avaler l’énorme sachet de bonbon avec les quelque chips qui lui restait. Il démarra en buvant son demi-litre de café froid et prit la route. Encore une heure, si tout se passait bien qu’il en doute fortement et il serait fixé.
Il roulait au maximum que sa voiture de location lui permettait pour tenir ce délai.
A cet instant précis, Anua, Billie et Raph débarquaient à Tucson. Claude et Charlène n’étaient qu’en approche de l’aéroport mais n’allaient pas tarder à suivre.
jeudi 3 février 2011
chapitre 29, suite
Nick avait soigneusement préparé son plan. Une arrivée par surprise chez son oncle qu’il n’avait pas vu depuis plus de quinze ans. Et encore ! Cette dernière rencontre s’était déroulée dans son entreprise et il n’avait fait que le croiser. Pas un instant, son oncle n’avait paru s’intéresser à lui. Il lui avait même semblé que Linen faisait tout pour éviter d’avoir une vraie discussion. Nick ne l’avait pas reconnu. Ce type là le fuyait littéralement. Son oncle avait même prétexté une réunion avec les responsables de production et lui avait simplement dit qu’il le rappellerait dans les jours prochains.
Quinze ans s’étaient écoulés et le téléphone n’avait toujours pas sonné. Il était donc grand temps de provoquer une rencontre fortuite au domicile de son oncle. Nick s’était, depuis des mois, échiné à faire suivre son oncle. Les derniers événements et son subit rajeunissement l’avaient convaincu que le moment était arrivé.
Alors que Nick descendait de l’avion, son passé, son enfance avec sa mère puis sa rencontre et sa vie avec l’oncle Linen lui revinrent en mémoire. Ces souvenirs lui vrillaient l’estomac.
La première question qu’il lui poserait serait simple. Comment s’était-il trouvé sur cette route juste quand Nick en avait tant besoin ? Il ne croyait plus, et depuis longtemps, au hasard.
Si son oncle répondait correctement à cette question, il en avait une bonne centaine à lui poser, à commencer par la mort de sa mère et ses fameuses visions qu’il avait réussies à dompter au fil des années.
Alors et seulement alors, si son oncle jouait franc jeu, il lui ferait part du groupe de gamin qu’il avait réussi à presque recomposer, des cylindres de mystérieux bois qu’il avait maintenant entre ses mains.
Si, si et si, l’heure de la grande explication avait sonné !
Il continuait de ressasser comment faire pour que cette conversation se passe pour le mieux lorsqu’il ressentit le besoin impérieux de faire le point. Autrement dit, il devait fermer les yeux pour une transe impromptue. Pourquoi maintenant ? Il ne le saurait qu’après. Mais il connaissait l’état de fatigue que ces petites séances impliquaient et leurs répercussion sur sa capacité à tenir une discussion en « maître du jeu » juste après.
Nick décida, une fois en voiture, de s’écarter de l’aéroport puis de trouver un coin tranquille pour disparaître de lui-même. Il décida aussi de s’accorder une heure de récupération avec repas à l’appui juste après.
Il s’arrêta donc à la première station service et acheta un maximum de cochonneries. Chips, sandwichs préemballés, bonbons, soda, tout l’attirail du parfait futur obèse. Mais il savait qu’il en aurait besoin tant ses transes l’épuisaient.
C’est à la caisse, alors qu’il sortait sa carte de paiement, qu’il remarqua cinq gros quatre-quatre noirs avec vitre fumés et antennes satellites qui fonçaient dans la direction qu’il s’apprêtait à suivre après son petit tour d’horizon tout personnel.
Nick se demanda s’il était possible qu’Anua et son chéri d’agent du FBI aient pu le suivre et être déjà là ?
Oui, bien considéré, il devait faire un point tout de suite, ici sur le parking. Encombré par les poids lourds et autres véhicules, il passerait inaperçu. Il l’espérait tout du moins.
Il se gara en plein milieu du parking, verrouilla ses portes, et se cala la tête comme il put entre les bras du volant. Il ferma les yeux. Il se félicita d’avoir loué une voiture à vitres teintées. Ce fut sa dernière pensée consciente.
Quinze ans s’étaient écoulés et le téléphone n’avait toujours pas sonné. Il était donc grand temps de provoquer une rencontre fortuite au domicile de son oncle. Nick s’était, depuis des mois, échiné à faire suivre son oncle. Les derniers événements et son subit rajeunissement l’avaient convaincu que le moment était arrivé.
Alors que Nick descendait de l’avion, son passé, son enfance avec sa mère puis sa rencontre et sa vie avec l’oncle Linen lui revinrent en mémoire. Ces souvenirs lui vrillaient l’estomac.
La première question qu’il lui poserait serait simple. Comment s’était-il trouvé sur cette route juste quand Nick en avait tant besoin ? Il ne croyait plus, et depuis longtemps, au hasard.
Si son oncle répondait correctement à cette question, il en avait une bonne centaine à lui poser, à commencer par la mort de sa mère et ses fameuses visions qu’il avait réussies à dompter au fil des années.
Alors et seulement alors, si son oncle jouait franc jeu, il lui ferait part du groupe de gamin qu’il avait réussi à presque recomposer, des cylindres de mystérieux bois qu’il avait maintenant entre ses mains.
Si, si et si, l’heure de la grande explication avait sonné !
Il continuait de ressasser comment faire pour que cette conversation se passe pour le mieux lorsqu’il ressentit le besoin impérieux de faire le point. Autrement dit, il devait fermer les yeux pour une transe impromptue. Pourquoi maintenant ? Il ne le saurait qu’après. Mais il connaissait l’état de fatigue que ces petites séances impliquaient et leurs répercussion sur sa capacité à tenir une discussion en « maître du jeu » juste après.
Nick décida, une fois en voiture, de s’écarter de l’aéroport puis de trouver un coin tranquille pour disparaître de lui-même. Il décida aussi de s’accorder une heure de récupération avec repas à l’appui juste après.
Il s’arrêta donc à la première station service et acheta un maximum de cochonneries. Chips, sandwichs préemballés, bonbons, soda, tout l’attirail du parfait futur obèse. Mais il savait qu’il en aurait besoin tant ses transes l’épuisaient.
C’est à la caisse, alors qu’il sortait sa carte de paiement, qu’il remarqua cinq gros quatre-quatre noirs avec vitre fumés et antennes satellites qui fonçaient dans la direction qu’il s’apprêtait à suivre après son petit tour d’horizon tout personnel.
Nick se demanda s’il était possible qu’Anua et son chéri d’agent du FBI aient pu le suivre et être déjà là ?
Oui, bien considéré, il devait faire un point tout de suite, ici sur le parking. Encombré par les poids lourds et autres véhicules, il passerait inaperçu. Il l’espérait tout du moins.
Il se gara en plein milieu du parking, verrouilla ses portes, et se cala la tête comme il put entre les bras du volant. Il ferma les yeux. Il se félicita d’avoir loué une voiture à vitres teintées. Ce fut sa dernière pensée consciente.
mercredi 2 février 2011
chapitre 29, suite
Anua raconta tout ce qui lui était arrivé à Raph. Billie qui s’était rendue au chevet de Monsieur Petersen fut, à son tour rapidement mise au courant devant la porte de la chambre.
Elle non plus ne comprenais pas l’intervention du « géant vert » ni ses intentions envers sa meilleure amie.
Raph tournait en rond sur le parking pour évacuer l’angoisse de l’absence d’Anua mais aussi il devait se l’avouer, des nombreux cafés bus aux nombreux distributeurs qui avaient croisé sa route dans cette éprouvante journée.
Il repensait à ces derniers événements et se perdait en conjectures quant à leurs significations.
Mais en bon agent du FBI, il avait demandé à voir les bandes vidéos du parking au moment de l’arrivée d’anua, gardée par l’hôpital. Il avait ensuite demandé une recherche sur l’immatriculation du véhicule et sur le propriétaire mais sans demander d’interception de son chauffeur. Il avait bien senti qu’Anua faisait confiance ou tout du moins, avait du respect pour cet individu.
Mais agent spécial jusqu’au bout des ongles et surtout zélé, il ne se fiait qu’à son instinct. Il avait donc demandé à toutes les forces de polices de la région et du FBI pour le reste du pays de suivre cet homme, une fois retrouvé.
Et cela quelque soit son « pedigree » de criminel !
Moins d’une demi-heure plus tard son Blackberry le bipa. L’homme se nommait Nick Dorlan, n’avait jamais commis le moindre délit et était un petit mais renommé courtier de Manhattan ou il résidait, en général. Il possédait nombre de résidences sur la côte Est et en Californie et se dirigeait actuellement vers l’aéroport de Tucson.
Raph regardait attentivement la photo de son permis de conduire qu’on lui avait fait parvenir sur son écran de téléphone en se demandant à quoi jouait ce drôle d’oiseau. Pourquoi de « Monsieur le parfait citoyen » , il en était venu à cambrioleur avec coups et blessures, le visage de Bille en témoignait, non ? Mais surtout quelles étaient les raisons de cet homme pour devenir un double kidnappeur, d’un jeune homme et d’Anua, bien que cette dernière ait été relâchée sans aucune demande, mis à part le vol de ses précieux morceaux de bois ?
Elle non plus ne comprenais pas l’intervention du « géant vert » ni ses intentions envers sa meilleure amie.
Raph tournait en rond sur le parking pour évacuer l’angoisse de l’absence d’Anua mais aussi il devait se l’avouer, des nombreux cafés bus aux nombreux distributeurs qui avaient croisé sa route dans cette éprouvante journée.
Il repensait à ces derniers événements et se perdait en conjectures quant à leurs significations.
Mais en bon agent du FBI, il avait demandé à voir les bandes vidéos du parking au moment de l’arrivée d’anua, gardée par l’hôpital. Il avait ensuite demandé une recherche sur l’immatriculation du véhicule et sur le propriétaire mais sans demander d’interception de son chauffeur. Il avait bien senti qu’Anua faisait confiance ou tout du moins, avait du respect pour cet individu.
Mais agent spécial jusqu’au bout des ongles et surtout zélé, il ne se fiait qu’à son instinct. Il avait donc demandé à toutes les forces de polices de la région et du FBI pour le reste du pays de suivre cet homme, une fois retrouvé.
Et cela quelque soit son « pedigree » de criminel !
Moins d’une demi-heure plus tard son Blackberry le bipa. L’homme se nommait Nick Dorlan, n’avait jamais commis le moindre délit et était un petit mais renommé courtier de Manhattan ou il résidait, en général. Il possédait nombre de résidences sur la côte Est et en Californie et se dirigeait actuellement vers l’aéroport de Tucson.
Raph regardait attentivement la photo de son permis de conduire qu’on lui avait fait parvenir sur son écran de téléphone en se demandant à quoi jouait ce drôle d’oiseau. Pourquoi de « Monsieur le parfait citoyen » , il en était venu à cambrioleur avec coups et blessures, le visage de Bille en témoignait, non ? Mais surtout quelles étaient les raisons de cet homme pour devenir un double kidnappeur, d’un jeune homme et d’Anua, bien que cette dernière ait été relâchée sans aucune demande, mis à part le vol de ses précieux morceaux de bois ?
mardi 1 février 2011
chapitre 29
CHAPITRE XXIX
Fin des jumaux
Solder devait de préparer au pire. Il savait qu’il avait merdé avec Carla Allifiesh. Il avait réussi à se mettre à dos sa plus fidèle et intelligente de ses collaboratrices. Simplement parce qu’il avait trop présumé de l’imminence des résultats de ses recherches. Et aussi de ce « putain » d’instinct maternel de ces fichus bonnes femmes même une fois qu’elles aient gagnées leur camp, gavée de sérotonine et autres molécules humaines de ce genre.
Il était presque aussi blanc que le magnifique couloir qu’il longeait. Pas de peur mais de rage, de rage froide. Il changerait tout ce blanc quant il en aurait fini, avec ce sac de nœud. Cela ressemblait trop à Linnen. Lui préférait la couleur, toutes les couleurs, le blanc, il l’avait en mémoire et ce n’était pas facile à supporter. C’est que sa mémoire remontait à un temps où tout était blanc, à l’infini, où que l’on regarde.
Après avoir traversé plusieurs pièces, Solder s’arrêta dans une vaste serre mais uniquement éclairée par de longues rangées de spot passant en revu tout le spectre lumineux, de l’ultra violet à l’ultra rouge. Il regarda avec espoir les plantes qui reposaient sur de profonds bacs. Ces plantes, par endroits, culminant à plus de cinq mètres devaient lui permettre de retrouver un jour son monde. Un monde parfait comme son cortex en avait gardé le souvenir. Il en serait alors fini des fausses alliances et des injections obligatoires. Le monde serait à nouveau en harmonie, et plus personne ne songerait à les appeler les hommes rouges, lui et les quelques « survivants » descendant de cette époque bénie qu’il avait réussi à mener jusqu’à notre époque. Oui, il en serait terminé de ce ridicule surnom. Hommes rouges, comme s’ils avaient eu le choix !
Fin des jumaux
Solder devait de préparer au pire. Il savait qu’il avait merdé avec Carla Allifiesh. Il avait réussi à se mettre à dos sa plus fidèle et intelligente de ses collaboratrices. Simplement parce qu’il avait trop présumé de l’imminence des résultats de ses recherches. Et aussi de ce « putain » d’instinct maternel de ces fichus bonnes femmes même une fois qu’elles aient gagnées leur camp, gavée de sérotonine et autres molécules humaines de ce genre.
Il était presque aussi blanc que le magnifique couloir qu’il longeait. Pas de peur mais de rage, de rage froide. Il changerait tout ce blanc quant il en aurait fini, avec ce sac de nœud. Cela ressemblait trop à Linnen. Lui préférait la couleur, toutes les couleurs, le blanc, il l’avait en mémoire et ce n’était pas facile à supporter. C’est que sa mémoire remontait à un temps où tout était blanc, à l’infini, où que l’on regarde.
Après avoir traversé plusieurs pièces, Solder s’arrêta dans une vaste serre mais uniquement éclairée par de longues rangées de spot passant en revu tout le spectre lumineux, de l’ultra violet à l’ultra rouge. Il regarda avec espoir les plantes qui reposaient sur de profonds bacs. Ces plantes, par endroits, culminant à plus de cinq mètres devaient lui permettre de retrouver un jour son monde. Un monde parfait comme son cortex en avait gardé le souvenir. Il en serait alors fini des fausses alliances et des injections obligatoires. Le monde serait à nouveau en harmonie, et plus personne ne songerait à les appeler les hommes rouges, lui et les quelques « survivants » descendant de cette époque bénie qu’il avait réussi à mener jusqu’à notre époque. Oui, il en serait terminé de ce ridicule surnom. Hommes rouges, comme s’ils avaient eu le choix !
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